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Vue de Breisach am Rhein,
avec en premier plan le Fort des Cadets ou Fort St-Jacques.

fort_brisach.jpg

Au début de 1742, l'état du service ordinaire auquel est tenu le Maître de la Poste aux chevaux de Biesheim, près de Neuf-Brisach, se présente comme suit: les courriers qui partent de Huningue les vendredis, dimanches et mardis au soir, pour arriver les lendemains matins à Strasbourg, et partant du dit Strasbourg les samedis, lundis et mercredis au soir pour arriver les lendemains matins à Huningue, où ils vont et y changent de chevaux pour les conduire jusqu'à Marckolsheim et à leur retour jusqu'à Biesheim, distance de trois grandes lieues, ce qui fait régulièrement six courriers de nuit par semaine. Pour cette raison, le Maître de la Poste est également obligé d'envoyer six jours par semaine un postillon avec un cheval à la porte ouvrante de Neuf-Brisach, à distance d'une grande lieue, pour nuit suivante aux courriers, ce qui fait douze voyages par semaine, une grande lieue pour chacun.
 
Vers 1744, deux nouveaux cachets apparurent.Comme dans toutes les autres villes d'Alsace, la poste employait également les marques de déboursés fig. en noir et en bleu, pour la réexpédition des lettres dont le destinataire ne pouvait être atteint, soit par suite de changement de domicile, d'adresse incomplète, de fausse adresse ou de décès.
 
Tous les dimanches et mardis, le Maître de Poste est également obligé d'envoyer un postillon et un cheval à Neuf-Brisach pour y prendre le paquet destiné à Colmar, où il est obligé de l'acheminer, distance de quatre lieues, ce qui fait encore six postes par semaine.
 
Ce service occasionne une poste des plus pénibles et les cinq Maîtres de Poste très riches qui étaient en fonction depuis la construction de Neuf-Brisach, s'y sont successivement et totalement ruinés, ainsi qu'il est notoire et publique.
 
Les difficultés ne sont pas terminées. En 1769, le duc de Choiseul intervient en faveur de Maître de Poste Weiss qui s'offre à transférer le relais de Biesheim à Neuf-Brisach et demande un toisé de la distance à Marckolsheim pour que le parcours soit taxé à deux postes.
 
Au XVIIIe siècle, deux routes de la Poste Royale Française passent par Neuf-Brisach:

1. Route de Strasbourg à Bâle par Fegersheim, Benfeld, Sundhouse, Marckolsheim, Brisach, Fessenheim, Ottmarsheim, Kembs, Huningue et Bâle.

2. Route de Brisach à Nancy par Marckolsheim, Sélestat, Lièpvre, Sainte-Marie, Saint-Dié, Lunéville, Nancy. De plus, une liaison relie Neuf-Brisach à Colmar.
 
L'importance stratégique de Neuf-Brisach suscite un trafic suffisant de lettres et de paquets pour justifier l'installation d'un bureau de la poste aux lettres dans la ville.
 
La Révolution de 1789 vient troubler le fonctionnement de la poste en Alsace et la création des départements, à partir de 1791, engendre le complément des marques utilisées.
 
Après 1792, du fait de la proximité de la frontière l'importance stratégique de Neuf-Brisach est indéniable en raison des opérations militaires entreprises par l'Armée du Rhin.

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